Bonjour tu vas bien? Le piège

Laissez nous votre avis en postant un commentaire sur cet article, nous serons ravis de vous envoyer un cadeau en remerciement.

Voici le tableau :
Vous arrivez au bureau, l’esprit toujours axé sur vos préoccupations, la voiture qui démarre mal, les embouteillages que vous aimeriez éviter, la réunion assommante qui s’annonce et à laquelle vous ne couperez pas – autant de choses capitales pour votre petite personne.

Vous croisez vos collègues de bureau, et vous leur lancez un “Bonjour, ça va ?” en continuant à marcher dans le couloir pour arriver à votre lieu de travail, sans bien entendu attendre la réponse. La plupart du temps, d’ailleurs, ils ne répondent pas ou s’ils le font, vous entendez toujours la même réponse : “Et toi ?” à laquelle vous ne répondez pas non plus.

Et en vous asseyant à votre bureau, votre chef, votre secrétaire ou votre collègue vous apporte un dossier, un café ou une note de service en vous lançant un “Bonjour, ça va ?” auquel vous répondez par un “et toi ?” toujours aussi automatique.

Bien, arrêtons-nous un instant. À quel moment avez-vous demandé des nouvelles de vos collègues ? Est-ce que vous savez s’ils vont bien ou non ? À aucun moment, et non, vous ne le savez pas, parce que vous vous en fichez royalement.

Quand le piège se referme

C’est de la politesse, me direz-vous. Certes, mais à ce niveau c’est surtout de l’indifférence. Pourquoi voulez-vous que les autres s’intéressent à vous si vous ne vous intéressez pas à eux ?

En matière de relations humaines, la réciprocité est capitale. Et il arrive qu’à ce jeu un peu ridicule et pathétique des salutations automatiques, vous tombiez sur un os : si l’un de vos collègues attend une vraie réponse de votre part lorsqu’il vous demande comment vous allez, ça ne va certes pas arranger vos rapports !

Faites le test un jour simplement pour voir les réactions de votre entourage. Lorsqu’on vous lance un “ça va ?”, prenez un air désespéré et répondez par exemple : “Puisque tu m’en parles…” Et enchaînez sur l’état de santé – imaginaire – de votre chien – imaginaire – pour voir la tête de votre interlocuteur. Je parie tout ce que vous voulez qu’il va trouver rapidement un prétexte pour s’éloigner au plus vite.

Vous n’attendez pas de réponse, ils n’en attendent pas. Quel est le sens de cette question, hormis un rituel inutile, un usage ridicule ?

Et si, simplement, vous changiez de registre ?
Si vous demandiez, le matin en arrivant au bureau, à votre collègue de travail : “Comment vas-tu ?” en attendant sa réponse ? Elle sera sans doute la même, mais au moins ce sera plus sincère… Demander un “ça va ?” implique que vous ne souhaitez pas d’autre réponse qu’un oui, de toutes les façons possibles.
Un “Bonjour” tout simple fait aussi bien l’affaire.

Un détail mais qui fait la différence

Ce n’est qu’un détail, me direz-vous, mais c’est assez symptomatique des relations sociales. En essayant de poser de vraies questions dont vous attendez vraiment la réponse vous poussera petit à petit vers une autre approche : celle de l’intérêt que vous portez aux autres.

A méditer je pense,

Bruno

ViVre MieuX Etre

Popularity: 5% [?]

Si vous avez apprécié cet article, s'il vous plait, prenez le temps de laisser un commentaire ou de souscrire au flux afin de recevoir les futurs articles directement dans votre lecteur de flux.

2 Commentaires

  1. anemone dit :

    Bonjour,
    Je me suis moi-même plongé dans une réflexion similaire, à différentes occasions. Je me suis creusée la tête pour savoir comment faire changer les choses. ET, Euréka, j’ai trouvé. J’ai remarqué que mes questions, même sincèrement posées, attiraient toujours cette froide distance et une réponse automatique. Nous devons le reconnaître, nous sommes conditionnés. Par contre, ce qui m’a permis de faire bouger et changer les choses, vers une plus agréable humanisation de nos rapports professionnels, c’est le fait d’avoir commencé à affirmer des choses positives à mes collègues. Au rituel « Comment ça va ? », indispensable pour se connecter à leur inconscient, j’ai enchéri, immédiatement, sur un compliment à propos de leur teint, de leur humeur, de leur tenue vestimentaire, de leur coiffure, etc. Immédiatement, mon compliment, honnête et sincère, à fait mouche et j’ai obtenu des réactions étonnées, agréables, et cela a beaucoup amélioré l’ambiance au travail. Mes collègues, autrefois renfermés et distants, étaient plus joyeux et plus ouverts. Essayez, et dites-moi si ça marche pour vous !
    Anémone.

    • Bruno dit :

      Je confirme les propos d’anémone, et ai moi même essayé.
      Toujours selon le même principe de la règle d’or de Napoleon Hill, un petit compliment personnalisé au lieu du rituel « comment ça va » mécanisé, peut aider considérablement à bien démarrer une journée.
      Avis aux témoignages et aux retours d’expérience de chacun. Partagez avec nous vos secrets.

Réagissez !